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La belle Morphise,
Marie-Louise O’Murphy
(1737-1815)
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par Jean-Pierre BELLON
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On connaît ce tableau de
François Boucher dont Pierre Chaunu a dit qu’il s’agissait de « la
plus belle chute de reins de la tradition picturale ». Il en existe
plusieurs versions : l’une date de 1751, et se trouve aujourd’hui au
Wallraf Richartz Museum de Cologne ; on peut en voir une autre, presque
identique, datant de l’année suivante à l’ancienne Pinacothèque de
Munich. Il en existait une troisième aujourd’hui disparue, datant
également de 1752, et d’après laquelle Gilles Demarteau fit une gravure.
On possède également différents dessins de Boucher qui se trouvent dans
des collections privées et même une étude de pied conservée au musée Carnavalet.
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version de 1751, Cologne |
version de 1751, Munich |
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Mais
on connaît moins Marie-Louise O’Murphy, la femme qui a posé pour cette
œuvre. Son nom ne figure pas dans les dictionnaires, aucune biographie
ne lui a, à ce jour, été consacrée. Pourtant, si l’on suit les traces de
celle qui fut surnommée « la belle Morphise », c’est une destinée peu
commune que l’on découvre. Casanova brossera d’elle un superbe portrait
dans ses Mémoires ; elle sera la maîtresse de Louis XV et la rivale de
Madame de Pompadour ; elle deviendra comtesse et possédera une fortune
importante ; incarcérée sous la Terreur, c’est la chute de Robespierre
qui la sauvera de l’échafaud ; elle aura trois maris et divorcera de
l’un d’eux ; elle aura pour neveu le général Desaix et rencontrera
Bonaparte ; elle mourra à l’âge de 77 ans pendant la première
Restauration.
Durant une quinzaine d’années, de 1755 à 1770, Marie-Louise O’Murphy a
séjourné en Auvergne. A Ayat-sur-Sioule, puis à Riom et enfin à Flaghac,
près de Saint-Georges d’Aurac en Haute-Loire.
Pour
en savoir plus, s'adresser à
l'auteur de la conférence.
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